« Nous façonnons des bâtiments, donc ils nous façonnent » Winston Churchill

Intégrer la nature dans vos espaces est non seulement bon pour les affaires, mais aussi pour le moral, la santé et même les études !

Le design biophilique – vous pouvez en savoir plus sur cela ici ! -, intègre la biophilie, cette appétence innée des êtres humains pour la nature et le vivant dans la conception et l’aménagement des espaces.

Pas besoin d’études compliquées pour savoir que nous réagissons favorablement à qui a constitué notre environnement depuis des millénaires : rayons du soleil, vue des arbres et des plantes et des animaux…

Les bénéfices de l’exposition aux éléments naturels sont tels qu’aujourd’hui plusieurs scientifiques et professionnels de santé les désignent comme de véritables « médicaments ».

Ça tombe bien, notre Baromate AURA intègre à la fois 3 éléments naturels : végétaux, animaux et aquatique qui y sont en symbiose.

AURA vous présente 3 espaces dont la conception démontre que le vert, ça marche !

On commence par la santé, avec les hôpitaux qui sont de plus en plus nombreux à se vêtir de vert.

“A park in a hospital, and a hospital in a park” : le Royal Children’s Hospital, Melbourne, Australie

Crédit photo John Gollings

Ne vous fiez pas aux apparences : il ne s’agit pas d’un centre de vacances mais bien d’un hôpital !

Nous l’évoquions déjà dans notre manifeste pour le design biophilique : le Royal Children’s Hospital, hôpital pédiatrique de Melbourne en Australie, se distingue par sa conception.

Ici, tout est fait pour que les petits patients oublient leur maladie, des noms des bâtiments à l’environnement qui les composent.

L’idée directrice “A park in a hospital, and a hospital in a park” est parfaitement respectée : l’hôpital semble être dans un jardin qui lui-même est dans un hôpital.

Une étude menée par Tina Bringslimark, professeur à l’Université des sciences de la vie norvégienne Uppsala, a établi qu’une augmentation du nombre de plantes dans l’environnement entraînait une diminution du nombre d’arrêts maladie.

Ainsi, ici, les petits patients évoluent au milieu de grands espaces verts, et peuvent se trouver dans un “sous-marin”, sur “terre”, dans la “forêt” ou “haute-forêt”, ou encore dans la “montagne” et le “ciel” ; qui désignent chacun des étages qui composent le bâtiment.

Pas de nom de pathologie non plus : les salles dans lesquelles les patients sont hospitalisés sont placées sous le signe d’un animal ou d’une plante australienne qui correspond au thème de recherche du niveau.

La plante du banksia fait ainsi référence à l’aile relative aux maladies psychiatriques.

L’aquarium récifal géant de l’hôpital – sur deux étages – abrite une quarantaine d’espèces de poissons différents, dont deux requins et un épaulard.

C’est esthétique et plaisant, mais pas seulement.

« En période de stress au travail et en ville, les aquariums peuvent offrir une oasis de calme et de détente »

Une équipe de scientifiques de la National Marine Aquarium, des Universités britanniques de Plymouth et d’Exeter1  a démontré que 10 minutes passées devant un aquarium réduisait la fréquence cardiaque et augmentait la sensation de bien-être.

Les patients dont les fenêtres donnaient sur la nature étaient libérés en moyenne un jour et demi plus tôt que les autres.

Dès 1984, les travaux du Dr Roger Ulrich, professeur d’architecture au Center for Healthcare Building Research de l’université de technologie de Chalmers en Suède, mettait ainsi en évidence l’influence des éléments naturels et urbains sur la convalescence des patients.

Les bénéfices sont tels que de plus en plus d’hôpitaux intègrent la nature dans leur conception : le Khoo Teck Puat Hospital, le Jurong Community Hospital à Singapour, ou encore le Horatio’s Garden, maison de repos britannique

Rendez-vous vite sur le blog d’AURA pour notre prochaine étude de cas : le 360 Mall au Koweït : une oasis en plein désert.

 

1. Marine Biota and Psychological Well-Being: A Preliminary Examination of Dose–Response Effects in an Aquarium Setting – Deborah Cracknell, Mathew P. White, Sabine Pahl, Wallace J. Nichols and Michael H. Depledge – Environment and Behaviour 2015 DOI: 10.1177/0013916515597512

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