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« Il faudrait poser au départ une sorte d’humilité principielle : l’homme, commençant par respecter toutes les formes de vie en dehors de la sienne, se mettrait à l’abri du risque de ne pas respecter toutes les formes de vie au sein de l’humanité même ».

Claude Lévi-Strauss

« Nous n’aurons pas de société si nous détruisons l’environnement. »

Margaret Mead

Les « concrete jungles » – « jungles de béton » – que sont devenus nos espaces urbains et les carcasses de verre et de métal que sont nos espaces professionnels sont le résultat des choix historiques des générations passées. Ils nous engagent encore lourdement aujourd’hui.

Ces choix se comprennent. Il fallait bien loger tout le monde, baby-boom oblige. Il fallait aussi donner aux entreprises les espaces dont elles avaient besoin, développement tertiaire oblige. Le tout, très rapidement : la démographie, la croissance et la modernité n’attendent pas. Quelques dizaines d’années seulement après la Seconde Guerre mondiale, le monde et nos villes se sont bétonnés, métallisés, vitrifiés.

L’aménagement du territoire est allé si loin en France, que la surface équivalente à un département français disparaît tous les 6 ans, recouvert de béton et de bitume.

Au cours de cette période, notre éloignement vis-à-vis de la nature est devenu colossal. L’ambition démiurgique de la modernité a dressé des barrières entre les êtres humains et leur écosystème naturel, qu’il soit local ou global.  

Les êtres humains sont issus d’une longue chaîne de l’évolution qui a vu nos ancêtres relever la tête sur le continent africain pour conquérir le monde. Pendant des centaines de milliers d’années, le genre homo et son cousinage ont entretenu une relation de type symbiotique avec leur environnement.

La modernité et la technique ont tout changé. Le lien entre la nature et nous s’est dégradé, voire cassé. Les Européens au XIXème siècle ont construit une puissante illusion : l’idée que les êtres humains pouvaient dominer la nature, complètement et sans partage.

Toutes les illusions finissent par s’évanouir et l’écosystème planétaire est en train de nous le rappeler. Du continent de plastique au réchauffement global en passant par la multiplication des catastrophes naturelles, nous constatons tous les jours la fragilité de notre planète, en même temps que la distance qui nous sépare de notre écosystème.   

Il est temps et nécessaire de changer d’approche. Il faut abolir ce gouffre entre la nature et nous, en la réincluant dans nos espaces quotidiens.

Ce manifeste pour le design biophilique est le résultat d’une prise de conscience : à nous de faire évoluer notre modèle d’aménagement, à l’extérieur comme à l’intérieur de nos lieux de vie et d’activité.

Ce manifeste pour le design biophilique est un appel à la réintroduction de la nature dans nos espaces urbains quotidiens.

Biophilie et design biophilique

L’ouvrage “Biophilia”, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1984 théorise ce concept. On y découvre que la biophilie « est la tendance innée à se concentrer sur la vie et les processus biologiques ». L’auteur de « Biophilia » et du concept de biophilie est un biologiste né à Birmingham, Alabama, en 1929, Edward Osborne Wilson.

Ce grand chercheur est aujourd’hui reconnu comme un précurseur, et à juste titre.  En 1988, il forgeait et léguait au monde le terme « biodiversité » et choisissait de consacrer la dernière partie de sa vie à sa protection. E. Wilson a parcouru la planète dans le cadre de ses recherches, il a observé les animaux et les êtres humains dans des contextes extrêmement variés.

Ses héritiers sont nombreux, à l’instar de Stephen R. Kellert, célèbre professeur émérite d’économie sociale à l’Université de Yale qui défend la même idée : « Nous ne serons jamais vraiment en bonne santé, satisfaits ou comblés si nous vivons séparés et aliénés de l’environnement dans lequel nous avons évolué ».
S. Kellert reconnaît  à l’humanité un simple « droit d’aînesse » sur la nature qui implique pourtant de grandes responsabilités : nous sommes les gardiens de l’écosystème planétaire. Il plaide pour une modernité durable qui adopterait la biophilie dans tous les domaines.

Au-delà de la théorie, comment répondre concrètement à la nécessité de réintroduire la nature dans nos environnements quotidiens ? La réponse à cette question se résume en deux mots : le design biophilique.

Des designers visionnaires ont déjà investi le domaine. Parmi eux, Kristen Whittle, le multiprimé architecte anglais, résume ainsi le coeur de la philosophie du design biophilique : « Pourquoi l’architecture ne pourrait pas vous restaurer comme un coucher de soleil à la plage ? ».

La question est pertinente, tant les effets du design biophilique sur les êtres humains sont bénéfiques.

Nous aurions pu lister les bienfaits du design biophilique dans tous les domaines : gains de productivité et de performance, créativité décuplée, bien-être au quotidien et espérance de vie renforcée...

Nous aurions pu illustrer cela avec le Royal Children’s Hospital de Melbourne, en Australie, et ses petits patients qui se rétablissent mieux qu’ailleurs. Nous aurions pu vous décrire la magie de la Hundertwasser à Vienne, en Autriche ; ou encore vous transmettre notre enthousiasme pour les Vertical Gardens de Singapour.

Du passé lointain aux futurs qui se dessinent aujourd’hui, des jardins suspendus de Babylone aux Biosphères d’Amazon, le design biophilique a à coeur de replacer l’animal social et urbain que nous sommes dans son écosystème et les éléments naturels.  

Nous croyons au pouvoir des idées, mais nous pensons aussi que.. (c’est par petites étapes que surviennent les grands changements.)

Le design biophilique sera le véhicule de la réconciliation entre la nature et nous, entre nos espaces quotidiens et la planète et ses écosystèmes aujourd’hui menacés. Pour notre part, AURA fait le choix de s’engager en faveur du design biophilique. Et vous ?

 

Vincent BOISSARD, Thomas DEMERENS, Bertrand MUNIER

Fondateurs et associés d’AURA

Coye-la-Forêt, Oise, Hauts-de-France, 18 février 2018

Categories: Design biophilique

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